Die "Prophezeiung von Straatsburg" (Schauungen & Prophezeiungen)

Jayef, Freitag, 28.08.2009, 02:48 (vor 5998 Tagen) (3559 Aufrufe)

Hallo zusammen,

Hier die "Prophezeiung von Straatsburg", angeblich 1854 veroeffentlicht, aus dem Buechlein "Vorhersagungen Ueber Das Ende Deutschlands", ende 1914 in Paris ausgebracht.

Ich habe im Moment leider nicht die Moeglichkeit es zu uebersetzen, also hier erst mal das Original...

Es wird geredet von einem Endschlacht, von "sieben Sorten von Soldaten gegen drei Sorten", auf dem Birkenfeld zwischen Ham, Woerl und Paderborn."

Gruesse,
Jayef


Les predictions sur la fin de l’Allemagne
Réunies et commentées par R. D‘Arman
Éditions et Librairie, 40 rue de Seine, Paris [Fin 1914]

pp. 38-43
Prophétie de Strasbourg

SUR LA GUERRE ET LA FIN DE L’ALLEMAGNE. – D’où vient la prophétie de Strasbourg > De quelle époque date-t-elle > On ne sait. Elle tira son nom de la ville où elle était conservée dans un très vieux monastère fondé par sainte Hildegarde ; mais on ne saurait la suspecter d’être un document forgé après coup car elle fut publiée dès 1854 et elle eut aussitôt un retentissement considérable.
Bientôt pourtant on cessa d’en parler en Allemagne parce qu’elle prédisait la fin des Hohenzollern, mais en Alsace et en Lorraine on se la répétait en secret, redoutant l’annexion qu’elle annonçait.
Les termes de cette prophétie célèbre sont d’une précision tellement frappante que nous tenons à la donner en entier afin que le lecteur puisse constater sa concordance troublante avec les évènements.

Lors donc que ce petit peuple de l’Oder se sentira assez for pour secouer le joug de son protecteur et que l’orge aura poussé des épis, son roi Guillaume marchera contre l’Autriche. Il ira de victoire en victoire jusqu’aux portes de Vienne, mais un mot du grand empereur d’Occident fera trembler le héros sur le champ victoire ; et l’orge ne sera pas rentré qu’il signera la paix, secouera tout joug et rentrera triomphalement dans son pays.
Mais voici que la rentrée de la quatrième orge et celle de l’avoine une bruit formidable appellera les moissonneurs aux armes ; une armée formidable, suivie d’un nombre extraordinaire d’engins de guerre que l’enfer seul a pu inventer, se mettra en route vers l’Occident.

Malheur à toi, grande nation, malheur à vous qui avez abandonné les droits divins et humains. Le Dieu des armées vous a abandonnés, qui vous secourra >

Napoléon III, se moquant d’abord de son adversaire, tournera bride bientôt vers le Chêne-Populeux, où il disparaîtra pour ne plus jamais reparaître.

Malgré l’héroïque résistance des Français, une multitude de soldats bleus, jaunes et noirs se répandra sur une grande partie de la France.

L’Alsace et la Lorraine seront ravies à la France pour un temps et un demi-temps.

Les Français ne reprendront courage que contre eux-mêmes.

Malheur à toi, grande ville, malheur à toi, cité du vice. Le fer et le feu succèderont au feu et à la famine.

Pour l’Avenir, voici ce qu’elle présage en outre :

Courage, âmes fidèles, le règne de l’ombre n’aura pas le temps d’exécuter tous ses projets.

Ce verset fait probablement allusion aux desseins de Guillaume II ou de son entourage militaire, qui détermine la guerre actuelle.
Il coïncide singulièrement avec l’avortement de l’attaque brusquée, plan allemand si heureusement renversé par l’héroïque défense de la Belgique.

Mais voici que le temps de la miséricorde approche. Un prince de la nation est au milieu de vous.

De quel prince s’agit-il > On sait que l’offre du duc d’Orléans de prendre du service a été repoussée… mais cela ne prouve pas qu’il n’y aura point un prince français dans les armées de la France… ou de ses alliés > De plus, le mot prince peut être pris dans un sens de simple supériorité, de valeur personnelle indépendante de toute hérédité dynastique.

C’est l’homme du salut, le sage, l’invincible, il comptera ses entreprises par ses victoires.
Il chassera l’ennemi de France, il marchera de victoire en victoire, jusqu’au jour de la justice divine.

A l’égard de l’ennemi de France il ne saurait y avoir doute : c’est l’Allemagne, et par surcroît l’Autriche son alliée qui envoie des troupes contre nous.

Ce jour-là il commandera à sept espèces de soldats contre trois au champ des Bouleaux, entre Ham, Woerl et Paderborn."

Les trois espèces de soldats ennemis seraient les Allemands, les Autrichiens et les Hongrois. Quant aux sept vainqueurs annoncés ils sont déjà représentés par les Français, les Russes, les Anglais, les Belges, les Serbes, les Monténégrins et les Polonais. Mais en outre si l’on compte les volontaires étrangers, il peut y avoir bien plus de sept espèces de soldats, puisque la France a les sympathies du monde entier dans la guerre de 1914.
La précision de la désignation du lieu de la bataille décisive : le quartier des Bouleaux est très curieuse ; car ce point situé en Westphalie, entre Ham et Unna, correspond à la prophétie du Père Antoine, que nous citerons plus loin.
Sur le thème de cette partie de la prophétie de Strasbourg, le Commandant de Civrieux a conçu, avec une maëstria entraînante, une conduite générale de la guerre se terminant par la bataille du champ des Bouleaux (Commandant de Civrieux, la Bataille du champ des Bouleaux, préface du commandant Driant, député de Nancy (même librairie).) qu’il faut lire pour bien apprécier l’intérêt de la prédiction dont nous parlons, car depuis le début de la guerre actuelle les prévisions du commandant de Civrieux se réalisent avec une stupéfiante précision.
Mais revenons à la prophétie de Strasbourg. Elle dit, après avoir désigné le quartier du champ des Bouleaux :

Malheur à toi, peuple du Nord, ta septième génération répondra de tes forfaits. Malheur à toi, peuple de l’Orient, tu répandras des cris de douleur et du sang innocent. Jamais armée pareille n’aura été vue ; jamais plus formidable bruit n’aura été entendu !

En 1854, on aurait pu se demander de quel peuple d’Orient le prophète voulait parler. Aujourd’hui tout le monde comprend qu’il s’agit des Austro-Hongrois.

Trois fois le soleil passera au-dessus de la tête des combattants sans être aperçu à travers les nuages de fumée.
Enfin, le Chef remportera la victoire ; deux de ses ennemis seront anéantis. Le reste du troisième fuira vers l’Extrême-Orient.


On peut supposer que ce dernier verset prédit l’anéantissement des armées allemandes et autrichiennes et la fuite des armées hongroises vers la Roumanie et la Turquie.
La conclusion de la prophétie de Strasbourg concerne les Hohenzollern et l’Empire avec une netteté absolue :

Guillaume, le deuxième du nom, aura été le dernier roi de Prusse ; il n’aura d’autres successeurs qu’un roi de Pologne, un roi de Hanovre et un roi de Saxe.

Ainsi, la prédiction concorde avec celles qui annoncent la fin de la dynastie prussienne actuelle et la renaissance plus ou moins complète des anciennes principautés allemandes.


Gesamter Strang: